Il reste peu de choses de l'antique forteresse des Herbiers qui figurait jadis parmi les principales places fortes du pays.
Cà et là quelques traces d'ouvertures murées sur cette étrange construction, proche de l'église St Pierre, qui pourrait ressembler à un énorme donjon difforme. Seule une tour carrée, d'allure XIV ème siècle, paraît vraiment évocatrice.
En effet, son porche à arc plein cintre possède encore ses rainures de herse, l'emplacement d'un assommoir, ainsi que les feuillures d'une porte à double vantail, avec ses trous de barre.
Cette tour écrêtée flanque au S/O l'énorme rectangle qui donne à penser à un donjon, à l'intérieur duquel on remarque ici et là quelques emplacements d'archères aux larges ébrasements.
Un parchemin de 1420 nous indique que la fortification vient juste d'être refaite, car l'ancienne, sans doute la construction primitive, avait été détruite par la guerre.
Par la suite la forteresse ne sera pas épargnée, d'abord par les guerres de religion au XVIe, puis par l'ordre de démantèlement de Richelieu au XVIIe, et enfin par l'incendie des colonnes infernales en 1794.
Pour couronner le tout, le nouvel acquéreur, l'aubergiste Bordelais, la transformera de fond en comble.
Devenu propriété communale depuis 1980, ce qu'il reste du château des Herbiers, sert actuellement de lieu culturel puisqu'il accueille l'école municipale de musique.
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